Après Michel Déon et Malika Sorel, Boualem Sansal s’est vu remettre le Prix Clara Lanzi par Jean-Marie Schmitz, président du Secours de France, le 26 septembre 2018, dans le cadre prestigieux du Salon d’Honneur de l’Hôtel National des Invalides.

Après Michel Déon et Malika Sorel, Boualem Sansal s’est vu remettre le Prix Clara Lanzi par Jean-Marie Schmitz, président du Secours de France, le 26 septembre 2018, dans le cadre prestigieux du Salon d’Honneur de l’Hôtel National des Invalides.

Je plaisante, je plaisante, mais la situation est affreusement désespérée. L’affaire était louche dès le début pourtant, l’ennemi n’est pas tombé du ciel, il sortait bien de quelque trou, verdammt, un enfant l’aurait compris. Quand avons-nous cessé d’être intelligents ou simplement attentifs?

Boualem Sansal, Le train d’Erlingen ou La métamorphose de Dieu

Par Michel AYMERICH

Je partage ci-dessous le discours récent de Boualem SANSAL qui était hier soir, le 06/10/2018, l'invité principal de l'émission On n'est pas couché (ONPC) [1].

L' écrivain était venu présenter son dernier roman : Le train d’Erlingen ou La métamorphose de Dieu, lequel aborde les questions traitées brièvement dans son discours aux invalides.

La situation est sérieuse. Yves MAMOU dans une interview accordée au Figaro présente également de son côté son ouvrage :

«Le Grand Abandon est une tentative de reconstitution. J'ai essayé de savoir pourquoi et comment, à côté de la nation française, une nation islamique avait pu progressivement se constituer. Les déclarations fracassantes de Gérard Collomb, ex-ministre de l'Intérieur, au matin de sa passation de pouvoir à Edouard Philippe, Premier ministre, montrent que la juxtaposition de ces deux nations aujourd'hui en France engendre un risque d'affrontement. Nous sommes aujourd'hui «côte à côte» (sous-entendu musulmans et non-musulmans) a dit Gérard Collomb, mais rien ne garantit que demain nous ne serons pas «face à face». Cet avis de guerre civile en bonne et due forme a été proféré par l'homme qui, pendant un an et demi, Place Beauvau, a eu sous les yeux, au quotidien, tous les rapports de police et de gendarmerie. » [2]

Yves MAMOU accuse à un moment les « élites françaises » : «Mais en France, la nation islamique a été fabriquée de toutes pièces. Elle est le résultat d'une politique. Les élites françaises, c'est-à-dire les grands corps de l'État, les partis politiques, les experts, les magistrats, les médias, les élites culturelles… ont, pour de multiples raisons, plusieurs décennies durant - et encore aujourd'hui - encouragé et légitimé l'immigration musulmane.» [3]

Il accuse avec raison les « élites françaises », sans toutefois dans le cadre de l'interview expliquer le fond des motivations politiques qui ont été et le demeurent celles des « élites » pour ne pas dire les grands représentants de la classe des capitalistes. Boualem SANSAL, lui, a été plus clair lors de son passage à ONPC. Il n'a pas occulté la motivation historique anticommuniste, rejoignant ce que j'expose dans mon article : Mohamed Ben Salmame révèle l'utilisation de la réislamisation pour contrer l'URSS [4].

La raison est simple. Il fallait affaiblir structurellement les capacités de résistance de la classe ouvrière. L'affaiblir économiquement et politiquement en France, comme en Allemagne et ailleurs. L'extrême-droite labellisée Le Pen, naturellement anticommuniste, et une partie majoritaire de la dite «gauche» (social-démocrate, "communiste" social-démocratisée, trotskystes fantoches, etc.) ont joué et continuent de jouer chacune leur partition au service d'un habile chef d'orchestre. Elles sont les idiotes utiles du Capital.

La première a confondu tous les immigrants, sans distinguer ceux qui sont islamisés de force et ceux qui acceptent de jouer les troufions des stratèges islamistes, faisant ainsi largement le jeu de ces stratèges.

Ce faisant par nationalisme chauvin opposé de manière antagonique à l'internationalisme des luttes anticapitalistes (internationalisme à l'opposé de l'idéologie immigrationniste), ouvrant la porte au racisme décomplexé, l'extrême droite "classique" joue le rôle de repoussoir qui lui est dévolu.

La seconde, qui n'a de «gauche» que son titre usurpé et ses oripeaux qui font illusion, désarme le mouvement ouvrier par ses reniements, sa trahison de classe et son adaptation opportuniste à la stratégie du Capital consistant en la matière à encourager la fabrication d'une armée de réserve (les chômeurs) en bonne partie importée d'une aire culturelle violemment islamisée et à faire pression vers le bas sur les salaires. Elle  divise la classe ouvrière en livrant sa partie désespérée à la démagogie de l'extrême droite d'obédience chrétienne (souvent catholique), tandis qu'une autre partie originaire de pays islamisés et en proie à une réislamisation agressive se voit noyautée puis soumise par la terreur à l'extrême droite islamique.

Il est temps de faire un nettoyage politique radical qui doit commencer par refuser résolument le qualificatif de «gauche» aux complices des grands bourgeois et à leur stratégie immigrationniste. Sahra WAGENKNNECHT montre qu'un retour partiel aux fondamentaux a débuté en Allemagne [5].

Il s'agit de compléter ce retour par son complément ouvertement internationaliste, lequel entre autres combats n'abandonne pas celui de la solidarité internationaliste envers les victimes de l'Islam, dont les femmes (tout particulièrement!) et hommes en proie à l'Islam au quotidien et à la réislamisation en cours qui a pour but de la part des stratèges islamistes de restaurer chez les « musulmans » contraints de le demeurer sous peine de mort en cas d'apostasie les aspects les plus agressifs de cette religion afin qu'ils redeviennent les troufions de l'Islam avec son essence impérialiste.

Quoi de plus souhaitable, de leur côté, pour les autres stratèges impérialistes des USA et d'Europe? Ils rêvent, entre autres objectifs, de déstabiliser la République populaire de Chine, pays le plus ferme de tous [6] face aux tentatives islamiques encouragées de l'extérieur.

Mais le temps joue en faveur de la Chine, pas en France...

Discours de Boualem Sansal le 26 septembre 2018 aux Invalides

«La situation de l’Algérie aujourd’hui est délicate. Elle est menacée d’éclatement et de disparition. Elle ne tient encore que par la corruption massive que le régime de Bouteflika entretient, pour maintenir un semblant d’état, ceci grâce à la rentre pétrolière, dont la plus grande partie est détournée par les dirigeants du régime et les oligarques qui leur servent de prête nom. Mais la rente pétrolière a fondu, et une nouvelle guerre civile est en route.

La France en sera directement et très durement touchée, vous savez cela. Vous le craignez mais il est bon, ici et en ce moment de le répéter.

De nos jours, il faut ouvrir les yeux et constater qu’elle n’est plus vraiment la France. Chaque jour, l’islam dans ses différentes versions radicales, wahhabistes, djihadistes, salafistes, s’enhardit, et telle une meute harcelant sa proie, lui arrache un morceau de chair par ci, par là, pendant qu’elle se vide de son sang. Et vient le moment, et nous y sommes, où vient le moment où la proie cesse de se débattre et accepte d’inéluctable.

Je ne joue pas les Cassandre, mais j’ai une conclusion que je veux partager avec vous, en 3 points :

1 Nous sommes en danger et en passe d’êtres vaincus. L’état mortifère dans lequel se trouve l’ensemble du monde musulman est l’axiome pour nous dire ce qui nous attend et atteint déjà largement nos banlieues.

2 Pendant que l’ennemi nous fait une guerre totale, nos dirigeants et vos élites inventent des histoires très nobles pour se dérober.

3 La France est le maillon faible, et l’islamisme s’y investit en totalité et partout. Ceux qui disent «Ne confondons pas les musulmans et l’islamisme», refont chaque jour leur lit.

Merci d’être venus m’entendre»

Boualem Sansal

NOTES:

[1] https://www.youtube.com/watch?v=1wNBUqkn80A

[2]

Paul SUGY, «Face à l'islamisme, nos élites ont trahi», http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2018/10/05/31001-20181005ARTFIG00341-face-a-l-islamisme-nos-elites-ont-trahi.php?utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1538772852

[3] Ibid.

[4] Michel AYMERICH, Mohamed Ben Salmame révèle l'utilisation de la réislamisation pour contrer l'URSS, http://a-contre-air-du-temps.over-blog.com/2018/04/mohamed-ben-salmame-revele-l-utilisation-de-la-reislamisation-pour-contrer-l-urss.html

[5] Michel AYMERICH, Qui est Sahra Wagenknecht? Que veut-elle? http://a-contre-air-du-temps.over-blog.com/2018/09/qui-est-sahra-wagenknecht-que-veut-elle.html

[6] Comparons avec la politique des autres pays face aux islamistes. Comparons avec l'Inde. Comparons avec l'Union européenne. Comparons avec les USA. Un très petit pays tel que Israël qui lutte pour son existence est sans doute en dehors de la Chine le seul pays qui résiste. Mais la différence est qu'en Chine les musulmans ne peuvent prétendre d'aucune façon appliquer leur loi. Le pouvoir appartient aux communistes laïques, les musulmans doivent respecter la loi. POINT!

 Boualem Sansal lance l'alerte: « La France est le maillon faible, et l’islamisme s’y investit en totalité et partout. »
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