Première page de couverture du livre
Première page de couverture du livre

Par Michel AYMERICH

Je suis fatigué, parfois excédé, de devoir démontrer sur Facebook, une énième fois à un Marocain se complaisant dans le déni massivement répandu dans sa société, la réalité de l'oppression HISTORIQUE des Juifs au Maroc (et ailleurs, mais c'est un autre sujet) par les Musulmans...

A l'heure d'Internet, le choix existe pourtant entre information et propagande islamiste ! Ainsi Internet permet d'apprendre l'existence d'ouvrages se rapportant à une question donnée et de les commander.

J'écris « un Marocain », mais je n'oublie pas tel ou tel Français d'origine, désinformé et ne tentant pas d'y remédier, animé par une aveuglante haine de soi (l'Occident est le mal). Laquelle haine de soi conduit souvent à une haine plus ou moins consciemment assumée des Juifs. Exceptés, sans doute, ceux des Juifs animés d'une haine d'eux-mêmes...

Pour ma part, non-Juif, je suis convaincu que la haine à l’encontre des Juifs est la forme concentrée de la haine de l'Occident et de ses valeurs les plus précieuses ou tout au moins l'indifférence envers tout ce qui les concerne est la manifestation d'une indifférence suicidaire envers l'Occident et ses valeurs...

Oppression, massacres, conversions forcées

« Les déprédations du jihad des Almohades (1130–1232) infligèrent une énorme destruction aussi bien aux populations juives et chrétiennes d’Espagne et d’Afrique du Nord. Un compte-rendu contemporain de Salomon Cohen (comportant une séquence des évènements par l’historien arabe Ibn Baydhaq) depuis janvier 1148, a décrit les conquêtes musulmanes almohades en Afrique du Nord et en Espagne comme suit :

« Abd al-Mumin, le chef des Almohades après la mort de Muhammad Ibn Tumart le Mahdi, s’empara de Tlemcen au Maghreb; il tua tous ceux qui s’y trouvaient, parmi lesquels les Juifs, sauf ceux qui embrassèrent l’Islam. A Sijilmasa, cent cinquante personnes furent tuées pour rester attachées à leur foi juive. Toutes les villes de l’Etat almoravide – dirigeants dynastiques de l’Afrique du Nord et de l’Espagne avant les Almohades – furent conquises par les Almohades. Cent mille personnes furent tuées à Fez à cette occasion, et 120.000 à Marrakech. Les Juifs de toutes les localités du Maghreb gémissaient sous le joug pesant des Almohades ; beaucoup d’entre eux furent tués, beaucoup d’autres s’étaient convertis ; aucun ne put apparaître publiquement comme juif. De larges zones entre Séville et Tortosa en Espagne étaient aussi tombées aux mains des Almohades. [1]

Que peut-on lire chez un autre auteur ?

« En 1792, cinquante Juifs d'Oufrane dans le Sud marocain furent placés devant un bûcher en flammes pendant sept jours. On leur offrit le choix entre la conversion et le bûcher. Ils choisirent le bûcher » (David Bensoussan : Il Était Une Fois Le Maroc: Témoignages Du Passé Judéo-marocain) [2]

Sol Hachuel

En 1834, une jeune Juive de 17 ans réputée pour sa beauté, Sol Hachuel, fut décapitée en place publique à Fès pour son refus de se convertir à l'Islam. Alfred Dehodencq, un peintre français, a peint l’exécution de la jeune Juive après avoir assisté à son martyre. Son tableau « Exécution d'une Juive marocaine » est exposé au Musée d'art et d'histoire du judaïsme à Paris [3].

Said Sayagh, enseignant l’arabe à l’Université de Montpellier a publié un roman inspiré de ce fait réel : L’autre juive Solikha la tsadika. [4]

Sur Wikipédia, il est rapporté ceci. « Romero décrit l'émotion des citoyens de Fès le jour de l'exécution:

« Les Maures, dont le fanatisme religieux est indescriptible, se préparaient avec leur joie habituelle, à assister à la scène horrible. Les Juifs de la ville…étaient bouleversés avec une tristesse des plus profondes; mais ils ne pouvaient rien faire pour l'éviter… »

« Logiquement, le sultan demande au bourreau de blesser seulement Sole dans un premier temps. Il espérait toujours que la fille serait effrayée et accepterait la conversion, mais Sole refuse. Ses derniers mots adressés à ses tortionnaires sont:

« Ne me faites pas attendre, décapitez moi d'un seul coup, car mourir ainsi, innocente de tout crime, le Dieu d'Abraham vengera ma mort. » [5]

A Fès, sa tombe porte l'inscription suivante en hébreu et en français:

« Ici repose Mlle Solica Hatchouel. Née à Tanger en 1817, refusant de rentrer dans la religion Islamisme, les Arabes l'ont assassinée à Fez en 1834, arrachée de sa famille. Tout le monde regrette cette enfant sainte»

Ma culture ne s'en portera que mieux

Ces exemples soulignent à quel point les Juifs pouvaient parfois (souvent?) préférer la mort au renoncement à leur identité que leur religion leur conférait...

L’Histoire connaît des conversions forcées, diverses et variées : « Sommés de se voir confisquer leurs biens et de regagner l'intérieur du mellah avec leurs coreligionnaires, ou de conserver leurs biens à la condition de se convertir à l'islam, certains préférèrent se convertir et vivre aux côtés d'Arabes... » (Armand Lévy : Il était une fois les juifs marocains: témoignage et histoire de la vie quotidienne).

Alors, « à quelque chose malheur est bon », dit le proverbe. Outré par ce négationnisme qui fait office de sous-culture massivement répandue, je viens de commander après en avoir lu sur Internet des extraits prometteurs l'ouvrage suivant : Il Était Une Fois Le Maroc: Témoignages Du Passé Judéo-marocain de David Bensoussan.

Ma culture ne s'en portera que mieux. Merci à ceux qui m'empêchent de dormir sur mes Lauriers!

Faîtes comme moi, commandez-le et ne vous en laissez pas compter...

NOTES:

[1] Juifs persécutés dans l’Islam du haut moyen-âge

[2] Il Était Une Fois Le Maroc

[3] L'Exécution de la juive de Alfred DEHODENCQ

[4 ]Extraits du livre: L’autre juive Solikha la tsadika

[5] Sol Hachuel

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